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C’est donc confirmé : Google Bard, le chatbot présenté comme un concurrent du tandem ChatGPT-Bing, a bien été présenté dans la précipitation et l’on sait désormais pourquoi. John Leroy Hennessy, le président d’Alphabet, a confirmé lors d’un sommet organisé par Celesta Capital que Google s’est senti pressé par la proposition de Microsoft. Sur le plan technologique pur, l’IA de Google serait déjà d’un très haut niveau, mais Google n’envisageait pas si tôt d’en faire un service à destination du grand public.

Google a donc bel et bien réagi comme il le pouvait à la proposition de Microsoft, ce qui explique sans doute que ce qui a été montré ressemble plus à du proof of concept qu’à un véritable moteur de recherche dopé avec un chatbot. Hennessy affirme qu’une autre raison justifie l’extrême prudence de Google sur le sujet : l’éthique. Le président d’Alphabet note en effet que Google avance assez vite dans le domaine de l’IA, mais qu’il s’agit d’être plus « prudent quant à l’impact qu’elle (l’IA) produit sur la société civile ». Il est vrai qu’à l’heure des réseaux sociaux ultra dominants et de l’offense portée en bandoulière, la moindre boulette toxique d’une IA peut conduire à un énorme « shitstorm » remettant en cause la totalité des recherches effectuées.
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