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Et un exploit de plus pour James Webb, le télescope spatial qui cumule les « premières scientifiques » à une vitesse record. James Webb (et les scientifiques qui ont planché sur cette observation) est parvenu à récupérer l’image « directe » d’une exoplanète ! HIP 65426 b est une géante gazeuse située à 385 années-lumière du Système solaire et à 92 unités astronomiques de son étoile (soit environ trois fois la distance entre Neptune et le Soleil), ce qui ne l’empêche pas d’atteindre les 1000 degrés à sa surface ! Les scientifiques échafaudent déjà plusieurs hypothèses pour expliquer ces niveaux de température élevés pour une exoplanète aussi éloignée de son étoile : HIP 65426 b pourrait ainsi s’être formée beaucoup plus près de son étoile avant d’être éjectée au « loin » par un effet de « billard gravitationnel » mais il est aussi possible que l’étoile et la géante gazeuse se soit formées ensemble, l’une des étoiles ayant dévoré la majeure partie de la matière disponible et ne laissant d’autre choix possible au deuxième objet que de devenir une planète (plutôt qu’une seconde étoile ou une naine brune).

James Webb est parvenu à choper l’image d’HIP 65426 b, une exoplanète (HIP… HOP, ok, je ne la referais pas celle là…). En bas et de gauche à droite, les images obtenues en grande partie grâce au coronographe embarqué par James Webb : le violet montre l’exoplanète vue par NIRCam à 3,00 micromètres, le bleu est la même image via NIRCam mais cette fois à 4,44 micromètres, le jaune est la vue de MIRI (11,4 micromètres) et enfin le rouge est toujours la vue de l’instrument MIRI à 15,5 micromètres. L’étoile blanche marque l’emplacement de l’étoile, dont la lumière parasite a été masquée par le coronographe.
Autre surprise, l’étoile de HIP 65426b est particulièrement jeune (14 millions d’années), ce qui ne colle pas à priori avec l’absence d’un disque de gaz autour de cette dernière (selon les modèles en cours), disque dans lequel devrait se trouver une ou plusieurs géantes gazeuses nettement plus massives que HIP 65426 b ! En d’autres termes et toujours selon les modèles cosmogoniques actuels, HIP 65426 b ne devrait même pas exister (!), ce qui prouve au passage tout l’intérêt scientifique du JWST, qui obligera sans doute à affiner les modèles explicatifs voire permettra de rebattre carrément les cartes de nos connaissances durement accumulées.
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1 Jul. 2026 • 22:31
Vive la science !