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YouTube annonce avoir pris des mesures pour bannir la désinformation liée aux avortements, près d’un mois après que la Cour suprême des Etats-Unis a révoqué le droit fédéral à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

« A partir d’aujourd’hui et pendant les prochaines semaines, nous allons retirer les contenus qui donnent des instructions sur des méthodes d’avortement dangereuses ou promeuvent de fausses affirmations sur les dangers liées aux IVG », a déclaré une porte-parole de la plateforme.
Le service de vidéos de Google va ajouter les contenus sur l’avortement à ses règlements sur la désinformation médicale, qui interdisent déjà les contenus faux ou trompeurs sur le Covid-19 ou les vaccins. Par exemple, « les affirmations selon lesquelles les avortements sont très risqués ou causent souvent des infertilités ou des cancers », précise le groupe californien. « Nous évaluons nos règles et nos produits en continu, au fur et à mesure que des événements ont lieu dans la vie réelle », a noté la porte-parole.
Depuis que la Cour suprême a dynamité le droit à l’avortement (jusqu’ici en vigueur sur tout le territoire américain depuis 1973), plusieurs Etats conservateurs ont déjà restreint ou interdit l’accès à l’IVG. Google, Meta (Facebook, Instagram) et d’autres ont été interpellés à plusieurs reprises sur ce sujet par des élus et associations. Ils appellent les plateformes à protéger les femmes, en s’assurant que les messages et offres d’aide restent bien en ligne, et surtout en ne conservant plus autant de données personnelles, notamment celles qui pourraient les compromettre.
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