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Longtemps accusé de ne pas assez en faire pour limiter la surveillance ou la récupération d’infos privées via sa plateforme Facebook (voire de participer indirectement à cette récolte de données, voir l’affaire Cambridge Analytica), Meta a finalement décidé de sévir : le géant américain nous informe sur sa page de blog avoir banni près d’un millier de comptes de « cyber-espions », c’est à dire d’individus travaillant directement pour des entreprises spécialisées dans la surveillance et la récolte d’infos pour des gouvernements ou des sociétés tierces.

Malgré la réactivité de Meta, le mal est déjà fait puisque pas moins de 50 000 utilisateurs de Facebook auraient été espionnés. On notera que ces utilisateurs proviennent de nombreux pays, et qu’ils seront tous avertis par Meta de la tentative d’espionnage. Meta précise donc avoir effacé les comptes des utilisateurs rattachés aux sociétés Cowebs, Black Cube, BelltroX, Cytrox, Cognyte ou bien encore Bluehawk CI, sans oublier une société (non désignée) originaire de Chine qui travaille sur des outils de reconnaissance faciale. Ces outils auraient notamment été utilisés par les autorités chinoises.
Meta a tenu enfin à préciser dans son communiqué que NSO Group (Pegasus) n’était que la face visible de l’Iceberg de la surveillance en ligne. Voilà qui n’est pas vraiment rassurant…
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Il leur en faudra bien plus pour faire oublier leur bévue dans leur précédent pour ce qui est de leur désastreuse gestion des données personnelles