Imaginé en 1993 et en évaluation depuis une bonne dizaine d’années, le coeur artificiel de Carmat, fleuron de l’ingénierie médicale française, vient d’obtenir la certification européenne (CE). Cela signifie que le coeur Carmat pourra être commercialisé en Europe auprès des organismes de santé publics ou privés. Les résultats obtenus durant la phase d’essais ne permettent pas (encore) de considérer le coeur artificiel comme le remplaçant définitif d’un vrai coeur humain : la bioprothèse autonome ultra-sophistiquée sera principalement proposée aux personnes en attente d’une transplantation en urgence ou atteints d’insuffisance cardiaque en phase terminale.

Stéphane Piat, PDG de Carmat, explique en outre qu’il reste encore des étapes à franchir du coté de la production :« Il faut deux mois et demi pour produire un cœur. Notre but, c’est d’arriver à 10 par mois« . Selon plusieurs analystes financiers, le coeur de Carmat pourrait rapporter chaque année des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires. Une dizaine de pays européens seraient déjà sur les rangs pour se fournir en cœurs artificiels. La France et l’Allemagne recevront les premiers exemplaires dès le second trimestre.