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On a beau se la raconter à voix haute, l’histoire semble exceptionnelle, à tout point de vue : le smartphone de Jeff Bezos aurait été hacké via une app… envoyée (via WhatsApp) au fondateur d’Amazon par Mohammed bin Salman, prince héritier du royaume d’Arabie saoudite. Mais la suite est encore plus incroyable : le FBI travaillerait sur le dossier, et disposerait d’éléments impliquant le NSO Group, soit un groupe de développeurs-hackers israéliens responsables du logiciel espion Pegasus (ce logiciel aurait été aussi impliqué dans le meurtre atroce du journaliste Jamal Khashoggi).

Le FBI, mais aussi les enquêteurs de l’ONU seraient donc désormais convaincus que le logiciel malveillant Pegasus-3 a été utilisé lors du hack « Bezos », et que le CEO d’Amazon n’est que l’une des nombreuses personnalités à être visé. Il semblerait en effet qu’environ 1400 comptes WhatsApp ont été infectés par Pegasus-3, et dans cette liste se trouveraient aussi des personnalités politiques. Face à ces révélations, le NSO Group a nié toute implication dans l’affaire Bezos ainsi que toute forme de « partenariat » avec des officines du renseignement, d’où qu’elles viennent. Il n’en reste pas moins que le logiciel Pegasus, créé à l’origine pour lutter contre les méchants terroristes, s’est finalement retrouvé dans des mains beaucoup moins attentionnées.
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