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L’Allemagne n’a donc pas cédé à la pression américaine. Lors d’une conférence de presse, le porte parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a confirmé qu’aucun équipementier ne serait écarté du marché des infrastructures 5G, pas même Huawei : « Nous ne prenons pas de décision préventive visant à interdire tout acteur ou société » a déclaré Seibert, confirmant ainsi les rumeurs de ces derniers mois.

Ce feu vert général s’accompagne toutefois de mesures de validations et d’autorisations beaucoup plus strictes, un encadrement serré dont l’objectif est de prévenir toutes les dérives possibles, y compris les risques d’espionnage industriel. Si la pression américaine se sera donc avérée vaine, celle des opérateurs locaux a du peser beaucoup plus lourd : les principaux opérateurs en Allemagne (T-Mobile, O2 et Vodafone) sont déjà en effet fortement dépendants des infrastructures 4G et 5G de Huawei.
Dans ces conditions, une interdiction du géant asiatique aurait forcément abouti à une explosion des coûts d’infrastructures (démonter une partie de l’existant puis rebâtir un nouveau réseau), et sans doute aussi au ralentissement du déploiement de la 5G.
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