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La Banque Centrale Chinoise a été la première à bannir les ICO (Initial Coin Offering), sorte de crowdfunding basé sur les monnaies virtuelles utilisé par les start-ups pour pouvoir lever des fonds sans avoir à respecter les régulations appliquées à l’argent « réel ». C’est au tour de la Corée du Sud d’interdire ce procédé et les échanges de crypto-monnaies qui vont avec.

Ces ICO ont cette année permis la levée de près de 1.8 milliards de dollars et atteignent un pic de popularité, principalement grâce à la zone légalement floue dans laquelle ils se trouvent puisqu’ils ne suivent pas les règles des marchés financiers traditionnels. De nombreux organismes de régulation du monde entier sont montés au créneau, multipliant les campagnes de prévention, affirmant que le risque d’escroquerie était bien présent. Dans ce contexte, les autorités sud-coréennes ont décidé d’interdire purement et simplement le procédé, affirmant que « l’argent a coulé à flots dans une direction spéculative et non productive. » De plus, avec les régulations augmentées en Chine, la Corée est devenu un nouveau hub des crypto-monnaies, avec les Etats-Unis et le Japon. La nouvelle a d’ailleurs déjà impacté les marchés, puisque le bitcoin a perdu 3% sur les dernières 24 heures.
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