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Alors que les missions habitées vers la Lune se précisent, une expérience scientifique insolite vient de rejoindre la Station spatiale internationale. Une équipe de chercheurs de l’université d’Exeter au Royaume-Uni a en effet envoyé des vers microscopiques en orbite afin d’étudier les effets des conditions extrêmes de l’espace sur le vivant. Derrière cette initiative atypique se cache un objectif crucial, consistant à mieux comprendre comment le corps humain réagit lors de voyages spatiaux de longue durée, comme par exemple lors d’un voyage vers Mars.
Les créatures utilisées dans cette mission sont des nématodes C. elegans, soit de minuscules vers d’environ un millimètre. Bien connus des biologistes, ces minuscules vers présentent des caractéristiques idéales pour la recherche comme une croissance rapide, la transparence de leur corps et une structure génétique facilement analysable. Ces propriétés permettent d’observer en détail les réactions cellulaires face à des environnements extrêmes comme la microgravité ou les radiations spatiales.

Transportés à bord d’un cargo Cygnus, ces organismes ont été installés dans un module expérimental miniature appelé Petri Pod. Ce dispositif compact agit comme un véritable laboratoire autonome capable de maintenir des conditions de vie stables tout en enregistrant des données essentielles sur la température, la pression et l’exposition aux radiations.
Après une phase initiale à l’intérieur de la station, le module sera placé à l’extérieur de l’ISS. Les vers y resteront environ quinze semaines, soumis aux effets combinés de l’apesanteur et du rayonnement cosmique. Des caméras embarquées permettront de suivre leur évolution en continu, tandis que les données collectées seront transmises aux équipes scientifiques sur Terre.
Selon les chercheurs, ces travaux pourraient jouer un rôle déterminant dans la préparation des futures missions habitées. “Ces minuscules organismes pourraient contribuer de manière significative à l’avenir de l’exploration spatiale”, a ainsi souligné la ministre britannique de l’Espace, Liz Lloyd. En analysant la capacité d’adaptation de ces organismes, les scientifiques espèrent donc identifier les mécanismes biologiques qui permettront de mieux protéger les astronautes.
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17 Oct. 2026 • 20:47