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Des hackers liés de près au gouvernement chinois ont apparemment réussi à pénétrer dans le système d’un entrepreneur de l’US Navy, et ont réussi à mettre la main sur des données concernant l’armement sous-marin. Serait notamment concerné un nouveau type de missile anti-bâtiment qui devrait équiper les sous-marins américains d’ici 2020. L’entreprise en question travaille pour le compte du Naval Undersea Warfare Center, organisme de recherche et développement basé à Rhode Island.

Et la brèche aurait été de taille, puisque les hackers sont repartis en janvier et février avec 614GB de données sur des signaux, les émissions de capteurs, des informations cryptographiques, la bibliothèque d’armement électronique de la Navy, mais aussi des données sur un projet nom de code Sea Dragon. Ce dernier est encore relativement secret, puisqu’on sait seulement qu’il concerne l’intégration d’un système d’armement existant dans une plateforme également existante. Il s’agit bien entendu de données extrêmement sensibles, qui malgré la place qu’elles occupaient sur le réseau en question pourraient être considérées comme classifiées. La Navy a lancé son enquête, et elle sera aidée par le FBI. Il s’agit de la dernière tentative réussie de la Chine, dans une longue série d’attaques qui aurait débuté en 2009.
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