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C’est un coup dur pour Telegram. Le service de messagerie chiffré a été sommé par la Russie de fournir ses clés de chiffrement sous 15 jours. Ces clés permettent de lire les messages des utilisateurs. Si Telegram ne coopère pas, la Russie fera le nécessaire pour le bloquer.

Dans un communiqué publié sur son site, l’agence de régulation des télécoms Roskomnadzor demande à la messagerie de « fournir au FSB [services secrets russes] les informations nécessaires pour décoder les messages électroniques reçus, transmis, en cours d’envoi ». Telegram est connu pour offrir un niveau élevé de confidentialité et son utilisation par les mouvements jihadistes a régulièrement suscité la polémique ces dernières années.
Suite à cette décision, Pavel Durov, le fondateur et patron de Telegram, a réagi sur Twitter. « Les menaces de bloquer Telegram s’il ne fournit pas les données personnelles de ses utilisateurs n’auront pas de résultats. Telegram défendra la liberté et la confidentialité », a-t-il écrit.
Ce n’est pas la première fois que la Russie a Telegram dans son viseur. En octobre dernier, le pays a condamné Telegram à une amende de 800 000 roubles (18 000 euros) pour avoir refusé de collaborer avec le FSB. Par ailleurs, la Russie a affirmé que l’auteur de l’attentat qui a fait 16 morts dans le métro de Saint-Pétersbourg l’année dernière a utilisé Telegram pour converser avec ses complices. À ce sujet, Pavel Durov a expliqué avoir fait du tri pour supprimer des conversations liées au terrorisme et ajoute que les terroristes passeront par une autre application chiffrée si son service venait à être bloqué.
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