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Razer est un accessoiriste bien connu du monde PC (surtout des hardcore-gamers d’ailleurs), mais concevoir des souris à 30 boutons pour les joueurs de Total Wars n’implique pas que l’on ne s’intéresse pas à de nouvelles terres à défricher. Le fabricant présente ainsi au CES un casque de réalité virtuelle, un de plus diraient certains, mais l’originalité de la proposition de Razer réside dans l’ancrage Open Source du projet. OSVR est avant tout un casque, mais c’est aussi un SDK (le Hacker Dev Kit, ça ne s’invente pas…), autant d’outils logiciels qui n’enfermeront pas cette fois les développeurs dans un environnement propriétaire puisque tout est basé sur des technologies Open Source (sous licence Apache 2.0).

Face aux géants Samsung, Sony, et peut-être demain Microsoft, Razer joue donc la carte du standard « ouvert », un positionnement audacieux qui n’interdit pas au casque VR de Razer d’embarquer un écran Full HD, un gyroscope, un accéléromètre et un compas ; il y’a même la possibilité de rajouter à cet attirail « de base » une caméra et un tracker de position. Plutôt pas mal pour un premier début dans un secteur déjà assez encombré, mais qui n’a toujours pas de réelle visibilité commerciale.

Dans le système de Razer, ce sont bien les powers-users qui sont les maîtres du jeu, grâce à une conception modulaire qui permet à tout un chacun (pourvu qu’il soit tout de même doté de solides capacités de programmation), d’apporter sa pierre à l’édifice. Séduisant … et risqué , mais Razer a déjà marqué un premier point puisque l’OSVR est compatible avec quelques uns des principaux moteurs de rendu du marché (Unity 3D et Unreal Engine 4).
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