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Au moins pourra t-on le dire une fois sans risquer de se voir accuser de dénigrer les projets de l’ESA : la mission Rosetta pue; littéralement. En fait, ce qui ne sent pas bon du tout dans cette histoire, c’est la comète Tchourioumov-Guerassimenko, qui, comme de très nombreuses comètes avant elle (et après elle) a une forte tendance à émettre des vapeurs de méthane, méthanol, ammoniaque, mais aussi, et pour faire bonne figure, des sulfures et du cyanure d’hydrogène, ainsi que des dioxydes de sulfures.

Avec un tel mélange, le fumet qui se dégage de Tchourioumov a plus à voir avec le brouet préparé par Lucifer lui-même qu’avec l’idée que l’on peut se faire de ce si joli mot, comète…Grâce en soit rendu à la perspicacité des ingénieurs de l’ESA, Rosetta n’est pas dotée de capteurs d’odeurs…Kathrin Altwegg, responsable à l’ESA de la mise au point du spectromètre intégré à Rosetta, explique avec une point d’humour ce qu’il en est : « Le parfum de la comète Tchourioumov-Guérassimenko est plutôt fort, avec une odeur d’oeufs pourris (hydrogène sulfuré), d’écurie (ammoniaque) et l’odeur âcre, suffocante du formaldéhyde« .
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