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Un rapport du Département de la Justice révèle qu’un hacker travaillant pour le cartel de Sinaloa a utilisé des technologies de surveillance pour identifier et cibler des informateurs du FBI au Mexique, certains de ces informateurs ayant été par la suite intimidés ou même exécutés. Le pirate, lié à l’organisation criminelle de Joaquín « El Chapo » Guzmán, aurait exploité des données téléphoniques ainsi que les caméras de sécurité de Mexico pour repérer les individus entrant et sortant de l’ambassade américaine, permettant ainsi d’identifier des personnes soupçonnées de coopérer avec les autorités américaines, dont un attaché juridique du FBI. Le hacker de Sinaloa a pu aussi accéder à l’historique d’appel et aux données de géolocalisation d’un attaché juridique du FBI situé au Mexique.

Le pirate aurait utilisé les images des 18 000 caméras de sécurité installées dans Mexico pour suivre les déplacements de la cible et identifier ses différents contacts. Le rapport de 47 pages, intitulé Audit of the Federal Bureau of Investigation’s Efforts to Mitigate the Effects of Ubiquitous Technical Surveillance, souligne les risques accrus que posent les technologies modernes — telles que la reconnaissance faciale et l’exploitation des réseaux — pour les sources et informateurs du FBI . Le rapport recommande à l’agence de réévaluer ses vulnérabilités à l’ère de la surveillance généralisée, une situation ironiquement aggravée par des outils (caméras de surveillance notamment) que les États ont contribué à développer.
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