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Aux États-Unis, des chercheurs de l’Université Columbia ont réalisé une véritable percée en matière de vitesse de transmission d’informations en utilisant un semi-conducteur « quantique ». Ce matériau novateur, baptisé Re6Se8Cl2, est qualifié de semi-conducteur « super-atomique » en raison de sa structure atomique unique. Conçu à partir de rhénium, de sélénium et de chlore, il offre des performances surpassant d’un facteur 6 celles du silicium, qui est actuellement utilisé dans de nombreux dispositifs électroniques.

Contrairement aux semi-conducteurs conventionnels, le Re6Se8Cl2 présente une structure atomique qui minimise les pertes énergétiques causées par les vibrations atomiques, améliorant ainsi l’efficacité du transfert d’informations. Les excitons, au lieu de se disperser, forment des quasiparticules appelées excitons-polarons acoustiques, réduisant ainsi significativement les pertes d’énergie sous forme de chaleur.
Bien que ce semi-conducteur offre des performances prometteuses, son utilisation pratique est encore limitée en raison de la rareté et du coût élevé de l’un de ses principaux composants, le rhénium. Les chercheurs envisagent déjà de remplacer le rhénium par un métal plus abordable dans de futurs travaux. Malgré ces quelques obstacles, les scientifiques demeurent confiants et parient sur l’intérêt des grands groupes de la tech pour passer à l’étape industrielle.
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