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Ciblé par de nombreuses enquêtes anti-trust – dont une de la Commission européenne – et fragilisé par une multitude d’affaires plus ou moins louches (avec en tête de liste le scandale Cambridge Analytica) Facebook se démène depuis plusieurs mois pour échapper à un contrôle renforcé de ses activités voire éviter un démantèlement pur et simple. Mark Zuckerberg était auditionné hier par le Comité d’enquête antitrust du Congrès américain, et il n’est vraiment pas certain que les déclarations du CEO aient suffit à rassurer les parlementaires.

Lors de cette audition, Zuckerberg aura principalement été bombardé de questions portant sur la stratégie anti-trust du « copy acquire kill » (Copier – Racheter – Tuer), qui consiste à copier la fonction populaire d’une application, fragiliser le studio (à l’origine de l’app) qui voit fondre sur lui une concurrence portée par un poids lourd du secteur, racheter le studio affaibli, puis retirer l’app d’origine ou la « rebadger ».
Ainsi, le co-fondateur d’Instagram Kevin Systrom affirme avoir reçu des menaces non voilées de Mark Zuckerberg à l’époque où Instagram n’était pas encore la propriété de Facebook. Zuckerberg aurait fait un « coup de pression » sur Systrom avec un chantage simple : soit Instagram acceptait d’être racheté, soit Facebook n’hésiterait pas à concurrencer Instagram avec une app aux fonctions identiques. Pour toute justification, le co-fondateur de Facebook s’est borné à rapeller qu’Instagram avait plutôt profité du rachat : « En nous rejoignant, Instagram est certainement passé d’un concurrent à une application que nous pouvions améliorer et populariser auprès d’un plus large public ».
Facebook utiliserait actuellement une stratégie presqu’aussi agressive à l’encontre de l’ultra-populaire TikTok. La fonction Reels d’Instagram serait en effet un simple copycat de Tik Tok, sans compter que Facebook inciterait financièrement des influenceurs stars de TikTok à basculer sur Reels. Particulièrement investie dans les débats, la parlementaire Pramila Jayapal, a résumé l’impression générale dans une déclaration cinglante : « Le fait qu’une plateforme en position de domination du marché menace l’existence de potentiels rivaux ne devrait pas être considéré comme une pratique commerciale normale. Facebook est un cas d’étude en la matière, selon moi, mais aussi en termes de monopolisation du marché. Cette compagnie récolte et monétise nos données, puis s’en sert pour espionner ses concurrents avant de les copier puis de les acheter ou de les tuer ».
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22 Jun. 2026 • 20:43
Les utilisateurs de facebook savent que leurs données sont récoltées et exploitées de diverses manières.
Je ne vois pas où est le probléme étant donner que les utilisateurs sont d’accord.
Acompli, Wunderlist, Skype rachetées désossées puis tuées.