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A l’instar de la France et d’autres pays européens, le Royaume-Uni s’apprête à lancer sa propre taxe contre les géants de la tech américaine. Les surpuissants GAFA sont en effet accusés de ne pas payer leur « dû » en impôts sur le sol européen, via des mécanismes d’optimisation fiscale particulièrement élaborés. Après l’échec de l’accord sur une taxe commune au niveau européen, plusieurs pays membres ont donc décidé de se doter d’une taxe anti-GAFA au niveau national (France, Italie, Espagne).

L’Angleterre emboite le pas avec une digital services tax visant les moteurs de recherche, les « rézosocios », ou les boutiques en ligne, qui sera mise en place à partir du 1er avril. La taxe est fixée à 2% du CA (contre 3% en France), et sont concernées seules les entreprises générant plus de 500 millions de livres de chiffre d’affaires à l’année (soit 565 millions d’euros à la louche) et au moins 25 millions de livres au Royaume-Uni. Les PME échapperont donc à la douloureuse…
Le gouvernement britannique estime que cette taxe devrait rapporter à l’année environ 400 millions de livres (450 millions d’euros), ce qui n’est pas un montant négligeable. La taxe anti-GAFA sera maintenue tant qu’un accord international ne sera pas trouvé ; cela tombe bien puisque l’OCDE doit se prononcer sur cette question épineuse d’ici la fin de l’année.
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