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Les fibres tels qu’on les connaît comme la laine ou le coton ne sont clairement pas de petits investissements quand il s’agit de les produire. Les producteurs ont besoin de beaucoup de terre, et de tout autant d’eau. Mais une équipe de chercheurs basée en Australie pourrait bien changer la donne : une nouvelle façon de produire des fibres artificielles, la viscose, grâce à l’utilisation inventive (et bien plus écologique) de micro-organismes. A la base, la production de cette viscose se faisait essentiellement par un traitement chimique lourd des fibres végétales.

Mais le procédé de Nanollose, la société australienne en question, n’a plus rien à voir avec la découpe d’arbres, la récolte intensive de plantes ou une utilisation abusive de produits dangereux, puisqu’il s’agit de laisser les microbes « manger » de la biomasse, qui autrement aurait été gâchée, pour la transformer en quelques semaines en cellulose. Pour la phase de test, la société s’est servi de restes de noix de coco importées d’Indonésie. Et si les résultats étaient très concluant à l’échelle d’un test, Nanollose cherche maintenant à augmenter drastiquement la production pour passer en phase de commercialisation, et réussir à se placer sur ce marché.
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