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Sam Altman, le patron d’OpenAI, a présenté ses excuses après le lancement bordélique de GPT-6 Astra. Les abonnés payants de ChatGPT attendent encore l’accès au nouveau modèle d’intelligence artificielle, malgré les promesses d’un déploiement rapide.

OpenAI a dévoilé hier GPT-6 Astra en limitant d’abord son accès à certaines entreprises utilisant sa plateforme de cybersécurité Daybreak. L’entreprise avait annoncé une extension rapide vers les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise de ChatGPT, ainsi que vers les utilisateurs de son API et des plateformes Microsoft Azure et AWS Bedrock. Cette stratégie a toutefois provoqué la colère de nombreux abonnés, notamment ceux de l’offre Pro (qui coûte 103 €/mois) qui s’attendaient à accéder au modèle en priorité.
Sam Altman a rapidement reconnu les difficultés rencontrées par OpenAI. « Nous travaillons pour mettre Astra entre les mains de tout le monde aussi vite que possible. Je sais que c’est frustrant et je vous remercie pour votre patience. Cela devrait aller vite », a écrit le patron d’OpenAI dans un message sur X/Twitter. Il a indiqué ensuite espérer une disponibilité durant le week-end, tout en précisant qu’il ne pouvait encore rien garantir.
OpenAI a aussi prévu une compensation pour les abonnés payants qui restent privés de GPT-6 Astra. Thibault Sottiaux, responsable de l’ingénierie de Codex, a annoncé qu’ils recevraient un crédit d’utilisation supplémentaire pour chaque journée sans accès au modèle. L’équipe affirme travailler intensément pour accélérer le déploiement.
Le déploiement a connu d’autres accrocs dès les premières heures. Sam Altman a signalé notamment un problème lors de la publication de l’article présentant Astra, alors que l’entreprise avait préparé cette sortie depuis plusieurs semaines. OpenAI avait également retardé le lancement du modèle afin de renforcer ses protections après la cyberattaque impliquant ses agents IA et la plateforme Hugging Face.
Ces précautions prennent une importance particulière avec Astra. OpenAI considère le modèle comme le premier de ses systèmes IA à atteindre le niveau « critique » pour les capacités de cybersécurité dans son cadre de préparation. Selon l’entreprise, Astra peut identifier des failles de sécurité inconnues et développer des méthodes d’exploitation contre des systèmes bien protégés avec moins de supervision humaine. OpenAI a donc renforcé la surveillance et les protections autour du modèle.
Cette situation rappelle aussi les difficultés rencontrées lors du lancement de GPT-5. Sam Altman avait alors reconnu qu’OpenAI avait « complètement raté certaines choses » dans son déploiement. Avec GPT-6 Astra, l’entreprise doit désormais résoudre rapidement les problèmes d’accès tout en conservant les dispositifs de sécurité renforcés qui accompagnent son nouveau modèle.
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