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Entre 60 et 950km d’altitude se trouve notre ionosphère, une couche atmosphérique importante de notre planète. Sa partie basse, montant jusqu’aux 350km, contient du plasma chargé électriquement. C’est pourquoi elle permet d’observer plus facilement les décharges de rayons gamma. Or, l’étude d’une équipe italienne vient de découvrir qu’une de ces décharges, la GRB 221009A, a frappé notre ionosphère avec des conséquences que l’on remarque encore un an après. En effet, la couche supérieure de notre ionosphère aurait montré un pic dans son champ électrique.

Ce genre de perturbations est traditionnellement associé aux activités du soleil. Or, les données enregistrées ne correspondaient pas. C’est pourquoi les scientifiques ont poussé l’étude pour découvrir cette décharge de rayons gamma, et son impact sur le haut de la ionosphère, que l’on pensait à l’époque impossible. D’après Mirko Piersanti, professeur à l’Université de l’Aquila, si un tel événement venant de presque 2 milliards d’années lumière peut affecter une couche aussi peu conductrice de notre atmosphère, quelque chose de similaire dans notre galaxie de 100.000 années lumière de largeur pourrait endommager considérablement la couche d’ozone. L’équipe ne sait pas encore l’origine de GRB 221009A. On mise actuellement plutôt sur une supernova ou la création d’un trou noir.
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