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L’impression 3D ne vous semblait pas encore assez futuriste ? Et que diriez-vous d’une encre pour imprimante 3D « vivante », une encre microbienne ? Des chercheurs de l’Université d’Harvard ont publié sur le site Nature Communication leurs travaux portant sur une une encre aux propriétés inédites, à commencer par sa composition. Cette encre 2.0 est en effet fabriquée à partir de colibacille, qui n’est autre que le petit nom du très redouté Escherichia coli (oui, le genre de bactéries que l’on peut retrouver dans nos selles !).

Cet encre microbienne a été génétiquement modifiée par bio-ingénierie afin d’obtenir les propriétés adéquates pour une encre d’impression 3D. La structure de l’encre s’appuie sur un autoassemblage ascendant et hiérarchique de monomères protéiques en nanofibres, les réseaux de nanofibres comprenant eux mêmes des hydrogels. Quelques manips plus tard, et les chercheurs ont obtenu un gel utilisable avec une imprimante 3D !

A terme, les scientifiques qui travaillent sur ce projet estiment possible de créer une encre biologique capable de se régénérer toute seule, ce qui pourrait avoir un intérêt certain pour des usages loin de toute terre habitée (et donc loin de stocks d’encre), comme lors d’un voyage dans l’espace ou pour la colonisation d’une autre planète. Un stock d’encre microbienne illimité en quelque sorte…
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