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Le groupe Canal+ teste actuellement un système pour accéder à CanalSat non plus depuis sa télévision, mais depuis Internet. Pour rappel, CanalSat compte un important bouquet de chaines TV, l’offre est facturée à plusieurs dizaines d’euros par mois aux clients. L’idée est de pouvoir toucher toujours plus de personnes, selon BFM TV.

À ce jour, 10 000 clients ont été sélectionnés pour tester ce service depuis Internet. Ils peuvent alors regarder les différentes chaines du bouquet sur leur ordinateur, seulement à l’aide d’une connexion Internet. Le nombre des personnes pouvant tester le service va grimper à 40 000 d’ici les prochains jours. D’un point de vue tarifaire, rien ne bouge. Le prix est le même que celui appliqué sur la télévision.
Comme dit précédemment, Canal+ veut attirer de nouveaux abonnés. BFM TV explique les faits.
Mais ce mode de diffusion va bientôt passer à la vitesse supérieure, car son potentiel est important. En effet, 8 millions de foyers ne peuvent pas recevoir les bouquets TV des fournisseurs d’accès internet, car le débit de leur accès n’est pas assez important pour la TV sur ADSL, mais suffisant pour la vidéo sur le web.
Il y a aussi tous ceux qui n’ont voulu pas souscrire aux bouquets TV des fournisseurs d’accès.
Pour l’instant, Canal+ n’a pas officialisé son programme au grand public. Le groupe a toutefois noté que « nos tests pilotes montrent que la qualité peut être meilleure qu’en TNT ». Ce facteur sera d’ailleurs important. Passer par Internet, pourquoi pas. Mais il faut que la qualité suive. Pour améliorer la qualité vidéo, la chaîne cryptée étudie plusieurs options.
La plus simple est d’acheter du trafic internet aux fournisseurs d’accès pour garantir un débit suffisant, et donc une bonne qualité vidéo. Mais rien ne dit que les opérateurs télécoms voudront collaborer à un projet moins juteux pour eux.
La chaîne cryptée soupèse donc un plan B: contraindre les fournisseurs d’accès à lui vendre ce trafic internet. Pour cela, elle pourrait demander un arbitrage au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui a le pouvoir de trancher les différends entre chaînes et distributeurs.
Toutefois, le pouvoir d’arbitrage du CSA n’a jamais été utilisé en ce sens. Quelques soucis pourraient donc être rencontrés à l’avenir. Affaire à suivre.
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10 Jul. 2026 • 20:28