La localisation numérique permet d’estimer la position d’un appareil, d’un objet ou d’une personne. Un téléphone peut combiner les signaux de satellites, les réseaux mobiles, les points d’accès Wi-Fi et ses capteurs. Chaque méthode possède une précision et des conditions de fonctionnement propres : une position affichée sur une carte n’est pas nécessairement une mesure exacte à quelques centimètres.
Le GPS et les autres systèmes satellitaires rendent possible une navigation précise à l’extérieur. Dans un bâtiment, la réception peut se dégrader et les autres sources d’information prennent davantage d’importance. Une adresse IP renseigne parfois sur une zone géographique, sans identifier directement une pièce ou la personne qui utilise la connexion. Le cercle d’incertitude affiché par certaines applications aide à interpréter ces limites.
Les usages comprennent les itinéraires, les prévisions météo locales, la recherche d’un commerce et les balises comme l’AirTag. Localiser un objet perdu et partager continuellement ses déplacements avec des proches ne répondent pas au même besoin. Le calcul de la position, sa transmission à un serveur et sa mise à disposition d’un tiers constituent trois opérations distinctes.
La vie privée dépend notamment de la fréquence des relevés et de leur conservation. Une application autorisée à utiliser la position pendant un trajet n’a pas automatiquement besoin d’un historique permanent. Les réglages permettent parfois de choisir une position approximative ou de limiter l’accès aux périodes d’utilisation. Une permission technique ne dispense pas le service d’expliquer la finalité de sa collecte et les destinataires éventuels des données.