Depuis le 26 avril 2026, les ordinateurs portables vendus en France doivent adopter le chargeur universel avec un port USB-C. Cette règle simplifie l’achat et la recharge de nombreux appareils, mais elle ne concerne pas encore tous les PC et ouvre aussi la voie à des ventes sans chargeur inclus.

Pour les acheteurs, le changement est immédiat sur les modèles concernés : un ordinateur portable neuf doit désormais pouvoir être rechargé en USB-C, à condition que sa puissance ne dépasse pas 100 watts. Cette évolution prolonge une règle déjà appliquée depuis le 28 décembre 2024 aux smartphones, tablettes, appareils photo, consoles de jeux, casques et liseuses vendus en France.
L’effet le plus concret est ailleurs que dans le seul connecteur. Avec l’extension de cette obligation aux ordinateurs portables, un même câble peut désormais servir à recharger la majorité des équipements électroniques du quotidien, à l’exception de certains appareils trop petits pour intégrer un port USB-C.
La mesure change aussi la présentation des produits en magasin. Les fabricants doivent proposer une vente séparée de l’appareil et du chargeur, signalée par un pictogramme, afin d’encourager la réutilisation des accessoires déjà possédés. Cela ne signifie pas que tous les ordinateurs seront vendus sans adaptateur secteur. Certaines enseignes continueront à inclure un chargeur, tandis que d’autres le proposeront comme accessoire optionnel pour laisser le choix au client.
Certains PC restent hors du dispositif
L’obligation ne couvre pas l’ensemble du marché. Seuls les ordinateurs portables d’une puissance inférieure ou égale à 100 watts entrent dans le champ de la règle, ce qui exclut notamment les PC portables gaming et certains modèles destinés à des usages professionnels, en particulier pour les profils créatifs.
L’obligation ne s’applique pas non plus de manière rétroactive. Les ordinateurs portables mis en vente avant le 26 avril 2026 peuvent donc conserver leur ancien port de charge, même si tous les nouveaux modèles concernés doivent se conformer à cette norme.
Ce basculement repose sur un décret publié en décembre 2023, lui-même issu de la transposition d’une directive européenne adoptée en novembre 2022. Le gouvernement présente cette mesure comme « pratique, économique et écologique » et affirme qu’elle « vise à réduire l’empreinte environnementale due aux émissions de CO2 générées par l’extraction des matières premières, la production, le transport, la vente et l’élimination des équipements radioélectriques dont les chargeurs ».
L’argument environnemental est central dans le dispositif. D’après l’Union européenne, les chargeurs inutilisés représentent 11 000 tonnes de déchets chaque année en Europe.