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L’information fait la une, et pourtant ce n’est pas vraiment une surprise; l’an dernier déjà, Shekhar Saxena, le directeur du département de l’OMS Santé mentale et abus de substances psychoactive, considérait l’addiction aux jeux vidéo comme un trouble mental parmi d’autres. Désocialisation, perte d’appétit et d’intérêt pour tout autre activité, les symptômes de cette maladie s’apparentent d’ailleurs souvent à ceux d’une dépression.

Pour autant ces mêmes symptômes ne sont pas forcément corrélés à de trop nombreuses heures passées à jouer; la plupart des gros gamers ont bien évidemment une vie sociale et affective normale, comme c’est le cas pour la majorité des personnes passionnées dans un domaine donné, et l’on peut sans doute être atteint de troubles mentaux liés au jeu sans pour autant passer sa vie à jouer. L’OMS a donc poursuivi sa logique et intégré l’addiction aux jeux vidéo à la Classification Internationale des Maladies (CIM-11).
Comme on peut s’en douter, cette officialisation n’est pas du goût de l’ESA (Entertainment Software Association), qui estime que l’OMS manque d’éléments scientifiques probants pour classer l’addiction au jeu dans la catégorie des troubles mentaux. Il est cependant fort peu probable que l’OMS revienne sur sa décision…
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