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Avez-vous déjà entendu parler de la Réserve mondiale de semences du Svalbard ? Il s’agit d’un entrepôt frigorifique située sur l’île norvégienne du Spitzberg destinée à conserver des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et préserver la diversité génétique.
Conçue par l’architecte Peter W. Søderman, cette structure a été initialement construite pour faire face aux répercussions dramatiques des guerres, des maladies et de la famine. Cette Réserve contiendrait à l’heure actuelle plus d’un million d’espèces de graines. A savoir que d’autres structures de ce genre existent pour préserver les espèces animales.

Toutefois, ces structures ne sont pas à l’abri des répercussions du changement climatique. Ce déjà le cas en 2016, lorsque les températures dans l’Arctique se sont accrues et ont entraîné la fonte du pergélisol, provoquant une fuite d’eau touchant le hall d’entrée de la Réserve. Bien qu’aucune perte de semence n’ait été déplorée, les scientifiques ont mis en garde quant aux incidents du même type qui pourraient se reproduire à l’avenir et être plus dévastateurs.
Justement, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont avancé que l’endroit idéal pour construire une « arche de Noé » capable de garantir la préservation de toutes les formes de vie terrestre pourrait être sur la Lune. Pour motiver leur proposition, les chercheurs ont avancé que les températures sur la Lune sont très froides, que son environnement est tectoniquement stable, qu’il n’y avait jamais eu d’eau de fonte et, surtout, qu’aucun être humain ne s’y trouve pour le moment.
Les scientifiques pensent ainsi à construire une arche à l’intérieur des caves souterraines récemment découverts sous la surface lunaire, qui se sont formés il y a des milliards d’années par la fonte des ruisseaux de lave à travers la roche tendre. Les scientifiques soutiennent également que ces tunnels protègeraient les espèces du rayonnement solaire, des micrométéorites et des changements de température à la surface de la Lune.
L’arche lunaire accueillerait ainsi les graines, les spores, les spermatozoïdes et les œufs cryogéniquement congelés de 6,7 millions d’espèces animales, végétales et fongiques terrestres. Néanmoins, si ce plan peut en intéresser plus d’un, sa concrétisation reste pour le moins compliquée. Les chercheurs estiment effectivement qu’il faudrait environ 250 lancements pour transporter cinquante échantillons de chacune de ces 6,7 millions d’espèces.
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Enfin si jamais cette réserve doit servir un jour à cause d’un dramatique événement arrivé sur terre, il rester à espérer que nous aurons toujours les moyens de nous rendre sur la lune pour y récupérer le précieux sésame.