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Twitter a reconnu avoir suspendu « par erreur » quelques comptes relayant des informations sur la crise en Ukraine avant de les ré-instaurer. Le réseau social assure que cela n’était pas lié à une campagne massive de signalements. Il surveille de près « les récits émergents qui enfreignent notre politique » et a, dans ce cas précis, « pris des mesures par erreur », a-t-il dit.

Un responsable de Twitter avait auparavant réagi à des messages évoquant la suspension de comptes utilisant des outils de renseignements accessibles au public, comme des photos ou des vidéos postées sur Internet, pour rapporter des informations sur la crise en Ukraine et les mouvements de troupes russes, en affirmant avoir lancé une enquête sur le sujet.
Un « petit nombre d’erreurs humaines dans le cadre de notre travail de lutte proactive contre la manipulation des médias ont entraîné ces mesures erronées », a souligné Yoel Roth, chargé de l’intégrité de la plateforme, sur son propre compte Twitter. Mais ces mesures n’ont pas été prises « suite à des signalements de masse », a-t-il affirmé. Twitter a aussi déclaré que la suspension des comptes n’était pas liée à une campagne coordonnée menée par des bots.
Comme Facebook et YouTube, la plateforme est régulièrement accusée de ne pas suffisamment lutter contre la désinformation. Mais Twitter dispose de moyens humains et financiers moins conséquents que ses voisins californiens pour enrayer ce phénomène de masse.
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