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Le scepticisme monte autour de l’explication officielle fournie par les autorités américaines concernant le hack présumé des serveurs de Sony Pictures par la Corée du Nord; le principal point d’achoppement des grincheux, qui ne veulent pas croire à la version officielle, tient beaucoup à la célérité avec laquelle le président Obama a déclaré que la Corée du Nord était responsable des attaques. « Comment diable pouvait-il savoir aussi vite que ce pays était coupable ? » se demandent les critiques de la version officielle, et d’embrayer parfois sur une théorie légèrement « complotiste« , où tout ce que dirait les Etats-Unis serait marqué du mensonge du simple fait du « pêché » initial, soit le gros mensonge de Colin Powell devant l’ONU, ce dernier brandissant une fiole de gaz chimique sensée être celle des armements « cachés » irakiens (on saura plus tard que tout était « bidonné »).

Oui mais voilà, une autre information, beaucoup plus plausible celle-là, permet d’expliquer pour quelles raisons les agences de sécurité américaines ont pu être très vite renseignées sur la nature du hack. Il semble en effet qu’au moment même où la Corée du Nord élargissait son unité de cyber-intelligence, les Etats-Unis en ont profité pour pirater les réseaux chinois (par lesquels transitent l’internet nord-coréen) et placer en quelque sorte des relais espions le long de l’infrastructure internet de la Corée. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les services de renseignements américains se plaindraient donc des pirates nord-coréens alors qu’eux-même ne se seraient pas gênés pour pirater le réseau internet de la Corée du Nord.
Les services auraient été au courant d’attaques en préparation plusieurs mois avant que les pirates, supposément nord-coréens, ne s’en prennent effectivement aux serveurs de Sony Pictures et n’effectuent un chantage visant à faire annuler la sortie du film The Interview. Mais une question se pose alors : pourquoi la NSA a t-elle laissé faire ?
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17 Oct. 2026 • 20:47
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