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De l’oxygène moléculaire dans le noyau de Tchouri ?

L’information est sans doute d’une importance capitale pour la connaissance scientifique et notamment celle concernant la formation de notre système solaire : de l’oxygène moléculaire (ou Dioxygène) a été découvert en grandes quantités dans les gaz qui composent la queue de la comète Tchouri. C’est bien sûr la sonde européenne Rosetta, toujours en orbite autour de Tchouri, qui a effectué ces relevés qui ont littéralement « scotché » sur place les chercheurs de l’Université de Berne; ces derniers ont d’ailleurs rapporté leur « trouvaille » dans la revue Nature.

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Dans les gaz qui composent la queue de la comète Tchouri, il y a donc bien de l’oxygène…

Ainsi, le spectromètre Rosina, l’un des instruments de mesure embarqués sur Rosetta, a pu analyser du gaz s’échappant de Tchouri au moment où celle-ci se rapprochait du soleil, et il se trouve que ces analyses montrent que ces gaz sont composés à 4% d’oxygène moléculaire. Les différents relevés effectués depuis des mois donnent d’ailleurs exactement les mêmes taux d’oxygène. Le doute n’est donc plus permis.

Deux scénarios ont été avancés pour expliquer cette formation d’oxygène à la surface de Tchouri; le premier postule que « cet oxygène proviendrait de la cassure des molécules d’eau (H2O) sous l’effet du rayonnement solaire en plusieurs sous-composés dont le fameux dioxygène (O2)« . L’explication n’est pourtant pas la bonne, comme l’expliquent d’ailleurs les chercheurs de l’Université de Berne : « Ces mécanismes de radiolyse et de photolyse par les vents solaires et les radiations ultraviolettes n’affectent que les quelques micromètres de la surface« . Surtout, dans le cadre de cette explication, le fait que la comète soit plus proche du soleil au moment des relevés aurait dû conduire à une forte diminution de cet oxygène provoquée par la fonte des glaces de surface. Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.

Rosetta en approche

Et si le niveau d’oxygène moléculaire reste constant alors que la glace de surface fond dans des proportions importantes, « cela veut dire que le dioxygène est présent dans tout le noyau et qu’il ne se forme pas à la surface, sans quoi, il aurait diminué au fil des mesures » explique Andre Bieler, chercheur à l’université du Michigan et également co-signataire de l’article publié dans Nature. Et l’on continue à dérouler la pelote : si de l’oxygène moléculaire est massivement présent dans le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, cela signifie qu’il était présent au moment même de la constitution du noyau, c’est dire il y a 4,6 milliards d’années, soit bien avant la formation de notre propre planète Terre. De l’eau sur Mars, de l’oxygène dans la queue et sans doute le noyau d’une comète : l’espace « voisin » nous réserve ces temps-ci de belles surprises…



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