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La NSA publie son rapport 2014 sur la transparence : petit cours de novlangue appliqué

Pour la première fois, la NSA publie un rapport détaillé sur le nombre de requêtes en « surveillance » qu’elle aura été amené à demander aux autorités judiciaires en 2013. Ces requêtes FISA ont été de 1899 au total l’année passée, mais l’agence sait jouer subtilement des mots afin de masquer la nature exacte de la ou les personnes visées par la surveillance. Ainsi, le document utilise le terme militaire de « cible », qui peut caractériser indifféremment un seul individu, un groupe voire même une organisation, sur le sol américain ou à l’étranger. Le champ est donc très vaste. Le problème, c’est qu’en visant un groupe, la NSA est amenée à effectuer des surveillances sur plusieurs individus (et donc plusieurs surveillances de fait) alors que la statistique officielle ne porte que sur une seule cible. Pas très clair.

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Un bon moyen de savoir ce qu’il en retourne vraiment est de consulter le nombre de NSL ou National Security Letters soit le total des requêtes judiciaires destinées à obtenir là encore un droit de surveillance sur un individu en particulier, sans que celui-ci ne soit d’ailleurs au courant de l’enquête lancée à son encontre. Le chiffre de ces NSL se monte à 38832 en 2013, dont près de la moitié ont été approuvées par un juge (19212 exactement). 38832, c’est plus (nettement) qu’en 2012, une augmentation que la NSA tente d’expliquer par le fait qu’une même enquête peut porter aussi sur l’entourage d’une personne soupçonnée de crimes, multipliant de fait le nombre de requêtes en surveillance.

Résumons : des individus, partis, ou groupes résumés à des cibles, des enquêtes qui semblent systématiquement déborder sur une surveillance généralisée de l’ensemble des personnes qui sont en contact avec un individu soupçonné de crime, et sans d’ailleurs jamais avoir à justifier la nature des délits reprochés. Bref, mis à part l’obligation maintenant légale d’en référer à une autorité judiciaire (qui une fois sur deux donne son accord), les pratiques ne semblent pas avoir beaucoup changé depuis le début du scandale soulevé par l’ancien membre de la NSA Edward Snowden.

Sourceengadget


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