Shadow : le PC gamer dans le cloud

Pouvoir jouer à de gros jeux PC sans devoir installer une énorme tour dans son salon, c’est aujourd’hui possible avec le Shadow, un PC virtualisé dans les nuages, qui permet de jouer aux derniers jeux AAA pour peu que l’on dispose d’une connexion internet solide.

Conçu par la startup française Blade, Shadow est en fait un service d’hébergement d’un compte Windows sur des serveurs dédiés, un compte « virtualisé » en somme qui donne tout de même accès à distance à la configuration suivante :  un processeur Intel Xeon 8 cœurs, un GPU Nvidia Quadro P5000,  12 Go de RAM DDR4 et un espace de stockage de 256 Go (SSD) qui semble tout de même très juste si l’on songe que nombre de jeux PC occupent facilement des dizaines de Go sur le disque dur.

Pour accéder à ce PC « dans le nuage » il suffit de s’acquitter d’un abonnement de 29,95 euros/mois (avec un engagement d’un an); l’abonnement sur un mois seul (sans renouvellement automatique donc) revient à 44,95 euros le mois, ou bien encore  34,95 euros le mois pour trois mois d’engagement. Un mini-boitier optionnel accompagne cette offre (7,90 euros/mois pour la location ou 119,90 euros à l’achat), un boitier disposant d’une « foultitude » de ports (2x USB, 2x USB 3.0, prise jack micro, prise jack casque, 2X Display Port et Ethernet 1Gb/s) et qui permet surtout d’optimiser les performances d’affichage. A noter que ce système de PC à distance peut aussi faire tourner des utilitaires (comme la Suite Office).

Tout ceci serait presque parfait s’il ne fallait pas disposer nécessairement d’une connexion ADSL affichant un débit de 15 Mb/s, ce qui est très très loin d’être une réalité pour un grand nombre de personnes. Et encore ne parle t-on ici que des jeux affichés en FULL HD; pour le rendu 4K, un débit de 30 mb/s est obligatoire. Dans ces conditions, on peut comprendre que cette offre n’a pour l’instant attiré que 5000 clients, (+12 000 sur liste d’attente). Blade est cependant optimiste et vise les 100 000 clients à la fin de l’année 2018, ce qui sera peut-être possible grâce à l’ouverture du service sur de nouveaux marchés (dont les Etats-Unis).