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AnaCrim, l’IA qui a permis de relancer l’affaire Grégory

L’affaire du « petit Grégory » ressemble à une véritable saga judiciaire fleuve avec ses rebondissements multiples; les soupçons se sont portés successivement sur Bernard Laroche, le cousin de Jean-Marie Villemin, puis sur la mère de Grégory, avant de revenir sur la famille Villemin. Après l’assassinat de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin le 29 mars 1985, l’affaire Grégory est définitivement passée dans une autre dimension, sans que l’effervescence médiatique et judiciaire n’aboutisse à quoi que ce soit de concret; en 2017, il paraissait proprement improbable que ce dossier non élucidé puisse trouver une issue « favorable »; et pourtant, 33 ans après les faits, trois personnes viennent d’être placées en garde à vue à Dijon, soit les époux Jacob (frère et belle-sœur de la grand-mère de Grégory), et Ginette Villemin, la tante de Grégory. Les motifs d’inculpation sont lourds puisque les trois prévenus sont accusés de   »complicité d’assassinat et non-dénonciation de crime« .

Le corps du petit Grégory a été retrouvé sur les bords de la Vologne le 16 octobre 1984; l’enquête rebondit 33 ans après son assassinat

Comment un tel retournement de situation s’est-il produit ? L’affaire a tout d’abord été re-localisée dans la récente section profilage de la police judiciaire. Des profileurs et analystes formés selon les méthodes américaines ont revu le dossier à froid pour en révéler toutes les incohérences; ces experts des affaires non-classées ont aussi (et surtout) été aidés par un logiciel spécialisé dans le traitement des affaires de ce type, AnaCrim; cette « IA enquêtrice » est ainsi capable de traiter les dizaines de milliers de pages d’un dossier criminel pour en retirer les éléments discordants ou les incohérences, bien mieux que ne pourrait le faire une équipe de fins limiers. Le logiciel AnaCrim a passé en revu les procès verbaux de l’affaire, les témoignages et les auditions de témoins pour finir par établir une liste des suspects les plus probables.

C’est en somme ainsi que fonctionnent les systèmes Big DATA, qui sont conçus pour traiter des masses très importantes des données. Rajoutez-y un zeste de Machine learning, et vous obtenez un système capable de synthétiser même les dossiers les plus complexes pour en relever les points saillants…ou manquants. Et voilà comment une très vieille affaire est relancée… en partie grâce à la technologie la plus moderne.

Sourcemarianne


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6 commentaires pour cet article :

  1. Parler d’IA (intelligence artificielle) est tout à fait faux. C’est un logiciel pour organiser des preuves de crimes, mais il n’est pas intelligent. C’est l’enquêteur qui effectue tout le travail.

  2. Il serait intéressant d’utiliser ce logiciel pour d’autres dossiers criminels tout aussi inextricables, notamment le double meurtre de Montigny-les-Metz pour lequel le cinquième procès a eu lieu aux assises de la Moselle il y a quelques semaines. Ne serait-ce que pour rendre justice aux petites victimes.

  3. Un puissant logiciel bien ficelé je pence , mai sur quelle base ( Excel) ?

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