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[Test] Emily is Away Too : la Friendzone contre-attaque

Emily is Away, premier du nom, est sorti en 2015. Programmé et écrit par Kyle Seeley, le jeu se présentait comme un visual novel qui se développait à travers un logiciel de chat dans un environnement inspiré par Windows XP et AOL Instant Messenger. On y suivait l’histoire d’un adolescent grandissant dans les années 2000, avec toutes les références qu’on attend de cette époque : Blink 182, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, ou encore Avril Lavigne. L’interlocutrice, Emily, traversait elle aussi une crise d’adolescence, et notre héros en faisait les frais à la fin quoi qu’il décide pendant l’histoire, ce qui, à l’image de beaucoup d’histoires d’amours adolescentes, avait tendance à laisser un goût assez amer. La semaine dernière, le développeur est revenu avec Emily is Away Too. Bienvenue dans les années 2000. A nouveau.

Une ambiance plus 2000s que jamais

Si le premier jeu était déjà basé sur la nostalgie, le deuxième revient à la charge avec encore plus de références encore. Si on retrouve les images d’utilisateur qui référencent la pop-culture de ce début de millénaire comme Borat, Gears of War ou le début des memes comme le Nyan Cat, le développeur a passé la deuxième, puisqu’on retrouve également d’autres icônes de ces années. Facenook, site parodie d’un réseau social bien connu, s’ouvre dans le navigateur de votre ordinateur et utilise l’affichage des débuts du réseau social en question. De la même façon, on retrouve YouToob, qui ouvre également le navigateur pour amener sur un site qui incruste des vidéos YouTube réelles dans une interface rappelant les premières années du site. Et pour couronner le tout, on retrouve toutes les petites options inhérentes aux logiciels de chat de l’époque, comme la personnalisation des polices d’écriture, ou ces bons vieux messages persos émos au possible. Bien sûr, tout le travail sur le son vient renforcer ce sentiment, des vieux ventilateurs de l’ordinateur familial aux bruits de clavier mécanique en passant par les notifications quand on reçoit un message, l’éventail des sons qui ont marqué toute une génération est large.

Spoiler alert, ce jeu ne va pas vous rajeunir

Un gameplay et une narration renforcés

Le gameplay aussi a eu droit à son amélioration, et le développement de la narration s’en ressent. Premier changement qu’on remarque, Emily, ou emerz35 de son pseudo, n’est plus la seule avec qui on peut interagir, puisqu’on peut désormais également converser avec punk4eva. Et les bases du nouveau jeu sont placées, il va s’agir de gérer les relations avec les deux adolescentes, à travers des choix plus ou moins conscients. Le jeu se déroule toujours dans les fenêtres de chat: le joueur choisit un pseudo et un prénom, se connecte à la plateforme de messagerie, reçoit des messages et a trois choix pour y répondre. Certains n’ont pas d’importance réelle, tandis que d’autres auront des répercussions plus tard, il est donc conseillé de bien se souvenir des conversations. Ou pas, selon le style de chacun.

L’arrivée des réseaux sociaux permet de nouvelles interactions. En réalité comme dans le jeu

.

Le choix de certaines images de profil peuvent également générer quelques dialogues précis, les outils pour conditionner la suite de l’histoire étant donc simples mais relativement divers. Si le début du jeu est plutôt simple, il suffit de lire et de répondre en tapant sur le clavier, ça se complique assez vite au fur et à mesure que les relations progressent, et une nouvelle mécanique arrive en jeu : les réponses sous pression. Le joueur doit lire et/ou répondre dans un temps réparti au message envoyé, avec un timer vicieusement placé d’une couleur similaire à celle du fond de la fenêtre. Dit comme ça, ce n’est pas bien compliqué, mais le temps disponible va se réduire considérablement avec les réponses, et quand les deux filles se mettent à parler en même temps, passer d’une fenêtre à l’autre pour lire et répondre correctement s’avère être une tâche ardue. Et la moindre erreur, la moindre réponse trop tardive sont immédiatement punies. La patience n’est pas une vertu de l’adolescence. Le joueur devra donc faire face à ces différents défis, avec de temps en temps des pages Facenook à vérifier, téléchargeant certains fichiers et historiques de conversation directement sur son bureau, avant d’arriver à une des fins possibles, car oui, nouveau progrès par rapport à l’opus précédent, différentes fins sont disponibles selon les décisions prises pendant le jeu. Et spoiler alert, toutes ne sont pas bonnes.

Oh, MySpace, tu as connu des jours meilleurs. Good night, sweet prince

Conclusion: Boulevard of Broken Dreams

Emily is Away Too est en tout point supérieur au premier opus, du gameplay plus interactif à l’immersion plus travaillée, ce qui justifie son prix de 5 euros par rapport à la gratuité du premier jeu. Et si retourner dans les années 2000 ne sera clairement pas le rêve de tout le monde, le jeu réussit à dépeindre avec précision l’ambiance de ce début de millénaire qui a marqué, pour le meilleur comme pour le pire, toute une génération. Et toutes les situations de flirts gênantes des débuts des services de messagerie instantanée.

7/10

Notre avis

-Rejouabilité
-Ambiance travaillée
-Du contenu caché à débloquer
Pour
Contre
-Pas bien long
-L'adolescence, en général
-Pas de version française


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